Un village qui vit, attire et retient

Histoire du village



Carte Cassini de Morbecque

Origine

Le nom de Morbecque est cité en premier en 1127, et proviendrait du nom du ruisseau constituant sa limite septentrionale : la Morbecque, qui signifie littéralement « le ruisseau du marais ».

La Motte au Bois tire son origine de la motte féodale sur laquelle était construite sa forteresse médiévale. Le Pré-à-Vin rappelle quant à lui la présence de vignes cultivées à cet endroit jusqu’à la révolution. Le Parc, enfin, vient de l’aménagement de cet espace situé à proximité du château , en lieu de délassement pour ses hôtes. La forêt de Nieppe, quant à elle, tire son nom du flamand ‘cep’ qui signifie orme.

Chers Visiteurs :  Une plaquette touristique est à votre disposition en mairie. Quelques renseignements pratiques y sont joints. Alors n’hésitez pas à découvrir les curiosités de notre village.

 Généralités historiques               

XIème : A l’origine se côtoyaient deux forteresses : la première, construite sur une motte féodale du IX ème siècle à Morbecque appartenait à la lignée seigneuriale de Morbecque, puis de Saint-Omer. Le second fut construit à la Motte-au-Bois pour le comte de Flandre Robert le Frison en 1065. Son successeur, Robert II de Jérusalem détacha ce dernier de la châtellenie de Cassel, créant la petite châtellenie de la Motte.

La forêt de Nieppe est alors le domaine de chasse favori des comtes de Flandres.

XIIème : En 1164, Saint Thomas Becket, archevêque de Canterbury, séjourna au château de la Motte-au-Bois . A son retour à Canterbury, il fut assassiné dans sa cathédrale par les sbires du roi d’Angleterre.

XIVème : En 1328, le château de Morbecque fut assiégé par Philippe IV de Valois, duc de Normandie, futur roi de France, lors d’une expédition punitive. Les habitants du village servirent de projectiles aux assaillants. La forteresse tomba au bout de huit jours et fut démantelée. Le seigneur Guillaume de Morbecque, son épouse ainsi que deux de ses fils furent massacrés, et seul son fils Denis réchappa. En 1356, Denis de Morbecque, qui s’était engagé durant la guerre de cent-ans aux côté du Prince de Galles, s’illustra à la bataille de Poitiers : le roi de France, Jean II le Bon, acculé, dut se constituer prisonnier et remettre son gantelet à Denis de Morbecque.

La terre de Morbecque, en flamand le ruisseau de la boue, appartenait au début 12ème aux châtelains de Saint-Omer.

XVIIème : Elle fut érigée en comté pour Robert de Saint-Omer en 1619 et, en 1629, en marquisat pour Jean de Montmorency qui l’avait reçue par héritage. Le hameau de la Motte-aux-Bois fut fortifié dès le 11ème par Robert le Frison qui voulait protéger le sud du comté de Flandre dont il venait de s’emparer. Thomas Becket y séjourna. Donné en douaire à la comtesse Mathilde, le château appartenait au début du 13ème à Robert de Cassel puis fut habité par Isabelle de Portugal à la mort de Philippe le Bon. Il fut ruiné par les guerres et reconstruit à la fin du 17ème : il resta chef-lieu féodal, centre judiciaire et administratif, siège d’une maîtrise des Eaux et Forêts jusqu’à la Révolution. A l’autre extrémité du bourg, au bois des Huit-Rues, se trouve une rampe de lancement de fusées V1 installée par les Allemands au cours de la dernière guerre.

Un peu d’histoire pour ne pas oublier :Les plus anciens sont invités à mettre par écrit anecdotes relatives au village, traduction de noms de rues, lieux-dits, chapelles, carrefours…

A déposer en mairie à l’intention de M. Bernard DAMAREY